Chapitre 5 : Travailler en équipe pour collaborer ou collaborer pour travailler en équipe
80% du travail se fait en équipe, mais pourtant les équipes ne sont pas toujours stables. Même si les tensions et conflits font partie du travail d'équipe, celui-ci est nécessaire pour la performance de l'entreprise.
Les freins à la collaboration sont :
- Le manque d'écoute
- Le micro-management (manager qui contrôle tout, ou qui joue au petit chef)
- Ne pas parler des désaccords
- S'approprier le succès d'un collaborateur ou de l'équipe
Les iritations
1. Manque d'écoute
L'écoute est fondamentale. Elle permet au manager qui n'est plus sur le terrain de récolter les infos clef de ceux qui sont en proximité avec le client.
Celui qui n'écoute pas a peut-être peur d'être remis en question, d'être pris pour un imposteur, de manquer de légitimité.
Dommage, parce qu'à la fin c'est le manager qui tranche.
Les trois reproches adressés au manager :
- manque écoute
- absence de reconnaissance
- absence de suivi
2. Le micro-management
C'est le manager qui contrôle le moindre détail, interprété comme un manque de confiance alors qu'aujourd'hui les collaborateurs sont en demande d'autonomie : ce type de manager développe des comportements toxiques pour l'équipe ou les collaborateurs (surchage de travail, mauvaise répartition du travail, critiques et feedbacks négatifs, peu d'échanges, ...)
On parle de plus en plus de managers bienveillants (à l'écoute, disponible, valorisant, dans le soutien en cas de difficultés), bienveillance sous-entend exigeance.
3. Savoir parler des désaccords sans se fâcher
Le respect, l'écoute, la bienveillance, l'acceptation de l'autre, l'écoute des besoins de l'autre, l'esprit d'ouverture permettent de prévenir le conflit, de l'éviter et ou de tout faire pour en sortir.
La relation va impacter l'échange et le contenu. Savoir la semer ou la planter, avec respect.
4. S'approprier le succès d'un collaborateur ou de l'équipe
Dans ce cas, le manager perd le respect et la confiance : il n'est plus un modèle.
Les réussites
L'enquête Aristote de 2016. Selon cette enquête, une équipe performante cristalise :
- un objectif commun
- entraide et solidarité
- un travail qui a du sens
- un travail fiable
- une sécurité psychologique. C'est l'ingrédient le plus important, il conditionne les 4 autres parce qu'il permet à chacun de s'exprimer librement. Il permet d'accepter les erreurs et fragilités, une tolérance.
Les ingrédients du travail en équipe.
1. Avoir un objectif commun
Cela donne une direction et un sens, renforce la communication et la motivation de l'équipe.
L'objectif doit être SMART.
Ne pas fixer d'objectifs trop hauts ou trop bas. Suppose de les fixer avec le collaborateur.
2. Diversifier les profils & compétences
Pour être complémentaire en terme d'approche, de compétences, ...
3. Affecter les rôles et responsabilités
L'importance du qui fait quoi permet d'éviter les tensions et les conflits, ça permet de clarifier les attentes et les responsabilités.
4. Définir les règles de fonctionnement du groupe
Définir un cadre (CER : Cadrer, Encadrer, Recadrer). Cela permet d'établir des normes de comportement. Cela renforce la cohésion et le sentiment d'appartenance
5. Communiquer
La communication n'est pas fiable à 100%, pourtant elle permet d'échanger sur les règles, les objectifs, de se comprendre. Elle évite aussi les quiproquos, les malentendus .
6. Reconnaître le travail
La reconnaissance booste la confiance en soi, le sentiment d'appartenance, elle peut porter sur 4 points :
- le travail
- les efforts
- les résultats
- l'identité
7. Favoriser la cohésion et la coopération
Tous les éléments précédents permettent de créer un cadre de travail harmonieux et efficace où règne la confiance avec pour objectif d'atteindre des objectifs.
8. Encourager l'amélioration continue
Créer une culture de l'amélioration continue avec du feedback, une tolérance à l'erreur. L'objectif est de stimuler la collaboration, l'innovation, et donc la cohésion.